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Quinzième étape. Refuge des Merveilles/Sospel. Vendredi 2 août 2002

 

 

 

Lever à 6h. C’est le dernier jour. Les nuages sont partis, il fait grand beau.

Petit déjeuner à 6h30.

Départ 6h50 (2111 m). Les chaussures sont encore mouillées de la veille et les premiers pas ne sont pas très enthousiastes. Mais ça va, l’idée d’arriver à la mer ce soir nous donne des ailes. On passe un peu de temps à chercher les panneaux d’indication et en route vers le pas du diable (2446 m) que nous atteignons à 8h. Les chamois sont partout. Ils restent à distance respective mais ne sont pas très sauvages. Ils nous accompagnent jusqu’au col de Raus (1999 m) où nous arrivons à 9h05.

A 9h20 nous passons à la baisse de Saint Véran (1836 m) puis Authion (vers 1900 m) à 10h05. Le soleil tape fort mais aujourd’hui nous avons décidé que le dernier arrivé à Sospel paye des glaces aux deux autres et personne ne traîne.

Nous faisons le plein des gourdes au fond du vallon de l’Alp et croisons, un peu plus loin, un ramasseur de champignons avec un panier plein, à ras bord, de chanterelles, lactaires et bolets.


Encore un dernier effort. Sospel est à 5 heures (c'est inscrit!)

Par un sentier balcon qui n’en finit plus nous arrivons, à 11h30, à un col sans inscription (sans doute la baisse de Ventabren, 1862 m) et continuons jusqu’à la baisse de la Déa (1750 m, 11h50). Nous décidons une pause casse croûte rapide d’une demi-heure, chacun est pressé d’en finir. Comme on dit en Savoie " nous sentons l’avoine ". Nous imaginons la ville de Sospel tout au fond de la vallée.

Nous perdons rapidement de l’altitude et, en plein soleil, les cuisses, avec tout ce qu’elles ont endurées depuis quinze jours, nous font mal. La baisse de la Linière (1342 m) est franchie à 13h30 et celle de la Figuière (750 m) à 14h35. Cette fois le but de notre périple est en vue et nous pressons le pas.

Nous posons la main sur le panneau d’entrée de Sospel (350 m) à 15h30.

A 15h31 (je crois) nous sommes installés à la terrasse d’un café avec un panaché et une énooorrme glace avec plein de chantilly et chocolat partout. Personne ne parle de régime.


Mmm que c'est bon!

Cela nous fait tout drôle d’être assis là avec nos tee-shirts trempés de transpiration et nos gros sacs à dos. On a l’impression de dépareiller dans le bruit des voitures et des autos radios. C’est la civilisation et il va bien falloir s’y remettre.

Notre train pour Nice est à 18h15, nous avons le temps car la gare n’est pas loin. Tandis que nous nous empiffrons de nos glaces, la campeuse que nous avons côtoyée quelques temps passe devant nous, toujours de son pas alerte. Elle va sans doute jusqu’à Menton à pied elle !


C'est fini. Maintenant on prend le train.

A l’heure dite nous partons en train pour Nice où nous arrivons à 19h. Après nous être un peu perdus nous finissons par trouver notre hôtel (Le Choiseul, avenue Thiers) qui était, à condition de partir dans la bonne direction, pas très loin de la gare. Douche, soins des pieds et nous partons à 20h30 pour la mer.

Les pieds dans l’eau nous repensons à notre aventure (toute relative d’ailleurs) et nous sommes heureux d’avoir tenu bon malgré la fatigue et quelques moments de lassitude. La météo était avec nous et c’était le principal.

Ce soir souper sur la promenade des Anglais. Au menu, pour changer, salade de chèvre chaud et pâtes.

Retour à l’hôtel vers 23h et dodo.

Durée de l’étape jusqu’à Sospel : 8h40. Nous sommes en avance sur le topo.

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