Sapeurs Pompiers de FranceMairie de Bramans

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SAPEURS POMPIERS DU SECOND EMPIRE

Les pompiers d'Empire de Bramans

 

Napoléon Premier

Entre les deux guerres

De 1988 à 2001

Napoléon Trois

De 1947 à 1968

Aujourd'hui

Après 1900

De 1969 à 1987


Napoléon Premier

Vers 1804 l'Empereur Napoleon 1er se rendit compte de l'intéret stratégique du chemin reliant la Savoie au Royaume du Piémont. Il décida donc de rendre cette route carrossable pour les voitures (à chevaux bien entendu) et procéda à la création de ce qui est aujourd'hui la Route Nationale N°6. La population locale fut grandement mise à contribution pour aider cette oeuvre gigantesque (qui durera au moins jusqu'en 1808). La nourriture et le logement des ouvriers étaient à sa charge et les hommes étaient réquisitionnés pour aider à la tache. Les femmes devaient se charger des travaux des champs ou des bêtes.
La tradition veut que, suite au gros travail fourni par la population des villages (et sans doute aussi à leur docilité) l'Empereur autorisa les habitants de Bramans à porter, durant les fêtes religieuses, le bonnet en poils d'ourson, symbole des plus vaillants éléments de sa garde personnelle.
Pendant plusieurs années les habitants vénérèrent l'Empereur en portant les habits de grenadiers lors de la fête dieu ou pour le quinze août (qui était également le jour de la fête de Saint Napoléon).
Cette coutume disparut à la déchéance de l'Empereur lorsque la Savoie repassa sous la domination sarde.

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De Napoleon 3 jusqu'au début du 20ème siècle

En 1860 le rattachement de la Savoie à la France se fit à une écrasante majorité (certains chiffres parlent de plus de 90% de Oui) et les habitants de la Commune durent, sans doute, fêter dignement ce résultat. A cette occasion certains d'entre eux ressortirent des greniers les habits du Premier Empire et organisèrent un défilé avec la Garde Nationale armée de fusils. Un tambour y fut également associé. Il vint sans doute des forts de l'Esseillon (appelés forts de Bramans) qui étaient tout proches.
Sans le savoir ces "nostalgiques" de l'Empereur venaient de lancer une tradition qui perdure encore pleinement de nos jours.
C'est le 9 janvier 1862 que le Conseil Municipal, réuni sous la présidence de Valloire Hilarion, décida l'acquisition, pour 1325 francs, d'une pompe à incendie foulante. Elle est montée sur un char à quatre roues avec essieux en fer et boites en cuivre et à écrous, munie d'un timon et d'une brassière pour y atteler un cheval. Elle contient trois cent litres d'eau pouvant être distribués en moins de deux minutes et est munie de deux jets, d'un falot, de trente mètres de boyaux en tissu de premier choix, de trente paniers en osiers couverts de peaux et de trente autres en tissu.
Le 4 octobre 1862 fut crée la Subdivision de Compagnie de Sapeurs Pompiers. Elle se compose de 45 hommes dont 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour et 36 sapeurs pompiers. Sa majesté Napoléon 3 nommera le lieutenant Valloire Martinien et le sous-lieutenant Simond Augustin par décret impérial le 25 octobre suivant.
Le 24 janvier 1863 le Ministère de l'Intérieur donne son accord pour l'obtention de 42 fusils à silex pour la Subdivision..
Le Conseil Municipal, dans sa délibération du 31 mars 1863, vote une somme de mille francs pour l'habillement des Sapeurs Pompiers. Il consiste en une tunique en drap bleu foncé, un képi et un ceinturon en cuir noir. Le pantalon n'est pas fourni, à chacun de s'équiper comme il le peut.
Il décide également, le 14 février 1864, de l'acquisition d'une seconde pompe foulante pour le village du Verney. Celle-ci sera à deux corps en cuivre avec pistons de cent douze millimètres de diamètre. Un chariot à deux roues avec caisson, porte-haches fixés au flanc, deux leviers en frêne, douze mètres de tuyaux en cuir clouté, une lance avec deux orifices de rechange de 12mm formeront ses accessoires. Cette pompe est la seule restante aujourd'hui et elle fonctionne encore parfaitement.
En septembre 1864 le premier réglement de service fut approuvé par le Préfet. Les engagements sont de dix ans, les sapeurs pompiers doivent habiter la Commune et sont également chargés de maintenir l'ordre. Extraits des articles 2 et 6.
Le 7 août 1865 le sous-lieutenant Simond Théophile est nommé par décret impérial. Il est à noter que celui-ci est instituteur et que l'Académie de Chambéry autorise cette nomination à condition que les manoeuvres aient lieu uniquement durant les jours de congés afin de ne pas déranger la classe.
Etat des dépenses de 1863 à 1866
Le 14 décembre 1868 on procède à l'échange des 42 fusils à silex contre 20 fusils à percussion avec baïonnettes
17 juin 1882 : réorganisation des Sapeurs Pompiers. Création d'une Compagnie de 60 hommes. Le Capitaine est Favre Irénée Marcellin, le Lieutenant Richard Joseph Balthazar et le Sous Lieutenant Favre Emmanuel.
Etablissement en mai 1886 d'une borne à incendie au Canton.
Le 18 janvier 1892 le Conseil Municipal décide l'acquisition d'une troisième pompe à incendie. Vote d'un crédit de 2000 f.. Cette pompe sera fournie en janvier 1892 par C. Durey de Paris. Aspirante et refoulante, pistons de 125mm, chariot à 2 roues. Accessoires : 16m de tuyaux cloutés de 1ère qualité de 45mm, 1 lance en cuivre avec deux orifices, 2 leviers en frêne tourné, 2 tamis en osier, 6m de tuyaux d'aspiration en cuir cousu à double enveloppe et à hélice intérieure, 1 crépine et 1 chapeau, 200m de tuyaux de 45mm en toile 1er choix renforcée, 50 seaux en toile de 12 litres pour un montant total de 1952,50 f.
Le 17 juillet 1892 l'adjudication pour la transformation des anciens moulins du Verney en remise pour les pompes est donnée au Sieur Brunero Martin demeurant à Fourneaux
En 1893 a lieu la création de la Société de secours mutuels. Son but est d'aider les sociétaires dans leur maladie et de pourvoir à leurs funérailles. Les membres participants sont exclusivement des Sapeurs Pompiers.

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De 1900 à la première guerre mondiale

Le 01 juillet 1906 le Conseil Municipal vote une somme de 6000 f pour procéder à une adduction d'eau pour le Chef-Lieu en cas d'incendie Le 2 septembre de la même année il adjuge l'installation de bouches à incendie à SCARAMIGLIA Ange de Modane. Cette entreprise délocalisée à Chambéry, devenue SCM, a cessé ses activités vers 1970/1980 (source Adrien BIANCO).
En 1909 un nouveau réglement de service de la Compagnie est crée. Plus de détails et photo
Le 18 juillet 1911 le Maire de Bramans fait une demande pour que la Compagnie en armes assiste à l'office religieux lors de la fête patronale du 15 août. La réponse du Préfet est sans équivoque : "En vertu de xx circulaires et décrets... la Compagnie des Sapeurs Pompiers ne doit participer, en service commandé, à aucune cérémonie revêtant un caractère cultuel quelqu'en soit la nature. Je n'autorise aucune dérogation à cette règle". Le maire passe outre.
Dans ces années 1910/1912 se crée un rally cor qui s'appelle l'écho d'Ambin. Il est composé de plusieurs éléments sous la direction des instituteurs du village. Emile Challier est un fervent animateur de ce groupe musical.
Photo de l'écho d'Ambin et de la Compagnie en 1912
Le 18 février 1912 le Conseil Municipal ouvre un crédit de 300 F pour compléter le matériel contre l'incendie. Il expose qu'il a déja employé 12 000 F pour le service contre l'incendie.
Suite à de graves tensions (pétitions) entre le Capitaine et son Sous Lieutenant, le Conseil Municipal, dans sa réunion du 19 octobre 1913, décide de dissoudre la Compagnie. Le Ministre de l'Intérieur répliquera, le 27 novembre de la même année, en révoquant le Sous Lieutenant. Ce qui entraînera, par sa lettre du 19 mai 1914, la démission du Capitaine après 42 ans de service.

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Entre les deux guerres

Aucune archive n'a été conservée entre 1914 et 1920.
En 1920 l'Arc est en crue et arrache le pont de la Curraz. Le 21 mars de la même année le Conseil Municipal expose que la Compagnie est à reconstituer alors que tous les officiers et sapeurs pompiers ont fini leurs engagements. Considérant que la Commune possède trois pompes à incendie avec un bon outillage, le Conseil décide de demander la constitution d'une subdivision de 50 hommes et s'engage à satisfaire à toutes ses dépenses pendant cinq ans. L'arrêté du Préfet, du 23 octobre 1920, créera une Compagnie de 70 hommes avec un Capitaine, un Lieutenant, deux Sous Lieutenants ou Adjudants, un Sergent Major, un Sergent Fourrier, quatre Sergents, huit Caporaux et 52 Sapeurs. Le 15 novembre de la même année les officiers sont nommés : le Capitaine est CHALLIER Emile Eugène, le Lieutenant RICHARD Jean et le Sous Lieutenant est VALLOIRE Zenon Arsène. Le 24 novembre suivant 71 Sapeurs Pompiers ont signés leur engagement.
Le 20 février 1921 le Conseil Municipal expose que la Compagnie est bien reconstituée mais que les effets d'habillement sont très usagés. Considérant les dépenses nombreuses et urgentes que la Commune doit faire pour rétablir les communications, barrages et canaux détruits par l'inondation, le Conseil décide de délivrer à la Compagnie quatre affouages à titre d'encouragement.
Le 25 juillet 1923 un incendie s'est déclaré dans la forêt communale du Jeu, non soumise au régime forestier. Le paiement des ouvriers civils et des vivres portés sur place au personnel s'élève à 399,40 F.
Le décret du 13 août 1925 réorganise les Corps de Sapeurs pompiers.
Le 8 août 1926 le Conseil vote un crédit de 1200 F pour l'implantation d'une bouche à incendie à la fontaine sur la place de Bramans.
Le 21 avril 1927 le Capitaine est GAGNIERE Joseph, le Lieutenant PALMIER Joseph et le Sous Lieutenant FAVRE Joseph.
Le 24 juillet 1927, 85 Sapeurs Pompiers ont signé leur engagement.
Le 16 février 1930 il sont au nombre de 87.
Le dimanche 23 août 1933 a lieu l'inauguration du monument du Caporal La Selve au Planay. Cérémonie grandiose à laquelle participe le Général CARTIER, les officiers et soldats du 99ème RIA, les sections d'éclaireurs skieurs du 13 ème et 27ème BCA, les sections d'Anciens Combattants de Bramans et sa Compagnie de Sapeurs Pompiers.
Photo du 15 août 1935
Le 19 octobre 1935 Nicolas SIMON est nommé Sous lieutenant. A cette époque chaque Sapeur a son livret individuel dans lequel est détaillé, outre les amendes encourues en cas d'absence aux manoeuvres, le travail précis qu'il devra faire en cas d'incendie. Jean Joseph Cyprien FAVRE a pour mission : "sortir la pompe du hangar et l'emmener près de la bouche à incendie. Une fois sur place il devra attendre que le tube d'aspiration et les tuyaux soient à terre avant de descendre la pompe du chariot et la mettre en place." A l'engagement du 25 juillet 1936 ils sont 70 à parapher le registre.
Le 15 novembre 1936 le Conseil Municipal, considérant que la Commune possède deux pompes à bras (l'une pour le Chef-Lieu et l'autre pour le Verney) et qu'une grande partie de ses tuyaux ( environ 170m) ayant gelé lors de l'incendie de janvier dernier à Lanslebourg est inutilisable, inscrit une somme de 1400 F sur son budget additionnel pour achat de matériel incendie et demande une subvention au Ministère de l'intérieur (le Conseil précise que la Commune a déja contracté un emprunt de 164 000 f pour les réparations de l'église).
En juillet 1937 Monsieur LEBRUN Président de la République, de retour du col de l'Iseran dont il avait inauguré la route, s'arrêta au Verney quelques minutes. La Compagnie participa a cette cérémonie qui vit Monsieur le Président embrasser son filleul, le petit Albert, dernier né de la famille Auguste DAMEVIN qui compte 12 enfants vivants. Photo du Président au Verney .
En octobre 1938 ils sont 70 à signer leur engagement. Le 26 décembre de la même année le Conseil Municipal décide de procéder à l'achat, pour 334F, de deux clairons et quatre cordons en laine.
Extrait de l'écho paroissial de septembre 1946 : "L'armistice signée le 25 juin 1940, les troupes italiennes du 63ème RI s'installe, en nombre trés élévé, dans toutes les maisons de la Commune. Et c'est alors le désordre, le vandalisme, le pillage partout. Meubles, provisions, linges, literies, vaisselles, souvenirs de famille, outils, bicyclettes, jusqu'aux uniformes des sapeurs pompiers, ces uniformes de l'Empire avec tabliers blancs, bonnets à poils, casques, fusils, haches, tout disparait et est, en grande partie, transportés en Italie comme "prese di guerra".
Le 13 septembre 1942 sera érigée la croix du Jeu. Une messe s'y déroulera chaque année à l'automne
Le Capitaine Joseph GAGNIERE

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De 1947 à 1968

Le 9 février 1947 ils sont 82 sapeurs pompiers à signer leur engagement. Le 2 du même mois le Conseil Municipal décide l'acquisition, pour 238 136F, d'une moto-pompe avec tous ses accessoires. L'effectif de la Compagnie, le 4 mars, est de 72 hommes, 2 pompes à bras en trés mauvais état et une moto pompe en cours d'achat. Le Capitaine, GAGNIERE Joseph, ainsi que le Lieutenant PALMIER Albert sont démissionnaires. Ils sont remplacés, le 17 novembre, par FAVRE Marcel (Capitaine) et PERRIN Aimé (Lieutenant). Les pouvoirs conférés au Sous Lieutenant SIMON Nicolas sont renouvelés pour huit ans.
En 1950 la clique, reformée sous l'impulsion de FAVRE Germain, défile pour la fête du 15 août (ainsi que pour la fête du demi siècle où elle monte en tribune à l'église le 31 décembre 1949 vers minuit) en tenue civile avec, comme signe distinctif, des bérets.
Le 14 août 1951 le Capitaine GAGNIERE Joseph est nommé Commandant honoraire. Cette année là, pour la première fois depuis 1939, la Compagnie est présente le 15 août avec cinq sapeurs, huit fusils, trois officiers, quatre tambours ou cymballes, deux cors de chasse et cinq clairons. Mais laissons parler nos Anciens : "Tous les habits de la Compagnie furent payés sur les dommages de guerre. Les sabres furent récupérés de la guerre et l'un d'eux, perdu à plan pommier par un Officier italien lors d'un entrainement à cheval, est celui que possède le Lieutenant en second. Les 4 haches ont été refaites sur le modèle de la seule rescapée d'origine. Les bonnets à poils viennent de FAVRE Michel, l'armature faite par VEROLLET Georges, une peau a été offerte par SIMON Angèle de son regretté chien Sultan (surement la plus jolie), une autre est donnée par PALMIER Isidore venant d'un mouton. Tous les fusils ayant été volés, il a fallu emprunter ceux d'Aussois pour le matin et les rendre (aller retour avec la camionnette de Germain) pour l'aprés midi à leurs possesseurs (qui défilaient eux aussi). La longue journée du 15 août se passait ainsi : défilé du matin, redéfilé aprés midi pour les vèpres avec procession de la vierge portée par les jeunes filles jusqu'à la chapelle Bon Repos, retour à l'église, honneurs rendus à Monsieur le Curé JORCIN (qui était fort impatient de cela, il ne fallait pas le faire attendre) avec une petite (?) collation. Retour à Bramans, quartier de la Combe, descente de Loutraz, honneurs à Monsieur le Maire qui offrait le vin bouché, descente du grand pré, RN6, honneurs à Monsieur l'Adjoint aux Glières(sans doute rebelote pour le vin) puis au Lieutenant au Verney, virée chez Théo (hôtel du soleil), Angèle SIMON (café-épicerie) et Marie VEROLLET. Retour par RN6 chez Alexis (sans doute FEUTRIER aux Glières) puis Bramans, honneurs au Capitaine FAVRE Marcel avant de rentrer le drapeau (enfin!). Puis visite des trois cafés de Bramans (Emile CHALLIER, Joséphine CHALLIER et Marin). Le soir, bien entendu, grand bal."
Photo du 15 août 1951.
En 1952 les 12 fusils manquants furent donnés par le Commandant de la Place Militaire de Chambéry sur intervention de Monsieur GUILLOT. De modèle Chassepot ils furent, bien entendu, neutralisés par perçage de la cullasse. Une partie des casques à plumets fut retrouvée ou réparée. Le reste fut acheté. Le premier défilé de toute la Compagnie complétement réorganisée après guerre eût lieu ce 15 août 1952;
Extrait de l'écho paroissial de septembre 1953 : "Paroissiens et estivants ont regretté que la fête folklorique,si bien commencée le matin avec la présence des sapeurs pompiers et de leur clique entrainante, n'ait pas été réalisée dans tout le programme traditionnel". En effet il n'y eût pas de défilé l'après midi (journée trop harassante pour les sapeurs pompiers!).
En 1954 ils seront 68 à signer leur engagement.
Lors de la visite pastoralle de 1955 la Compagnie y participe au grand complet.
Les 13 et 14 juin 1957 eurent lieu d'importantes inondations causées par l'Arc, l'Ambin et Etache.Le service de transport de cars reprendra son cours normal sur la RN6 seulement le 28 juillet. Cette année là, suite à un différent entre Monsieur le Maire et la compagnie (problème de nomination de l'un des Officiers!) il n'y aura pas de défilé de la Compagnie le 15 août.
Au printemps de 1958 de nouveau des inondations causées par l'Ambin, l'Etache et Saint Bernard. Le grand pont en bois du Bossatte est emporté.
Cartes postales d'août 1958
Le 11 juin 1959 Jules GAGNIERE est nommé Lieutenant. Le 14 août, suite à son élection de Maire, sa nomination en tant qu'officier est suspendue (les deux fonctions ne sont pas compatibles).
Le 24 mai 1961 le Conseil Municipal demande le rattachement de la Compagnie au Centre de Secours de Modane (ce rattachement sera confirmé par arrêté préfectoral le 8 janvier 1962). Lors de l'après midi du 15 août de la même année, eût lieu, sur la place St Colomban, l'inauguration de la plaque commémorative de la nomination, comme citoyen d'honneur de Bramans, du Docteur De LAVIS TRAFFORD. Une importante remise de médailles eût lieu pour la Compagnie.
Les médaillés.
Le 18 juin 1965 Jules GAGNIERE (suite à de nouvelles élections municipales) est réintégré dans son grade de Lieutenant.
Le Lieutenant Jules GAGNIERE
En 1967, sous l'impulsion de Germain FAVRE, les enfants de 10/14 ans ont fait durant tout l'hiver deux répétitions de clique par semaine. Ils sont dix à suivre assidûment les leçons de clairon du doyen.
En 1968, suite à la démission complète du Conseil Municipal, Monsieur rené GIRARD est nommé Maire de Bramans. Il y restera durant 33 ans jusqu'en mars 2001.
Le Capitaine Marcel FAVRE

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De 1969 à 1987

Le 10 septembre 1969, en raison de la démission du Capitaine Marcel FAVRE, Paul PALMIER est nommé Sous-Lieutenant, Chef de Corps des Sapeurs Pompiers de Bramans. Eloi VALLOIRE est Officier en second
Le 30 mars1970 le Conseil Municipal décide l'achat d'une moto pompe de 30 m3 pour un montant de 9426, 72F. En 1971 le Corps de Première Intervention compte 22 Sapeurs Pompiers.
Le 27 décembre 1973 est constituée l'Association "Amicale des Sapeurs Pompiers de Bramans". Le but est de maintenir et établir entre tous ses adhérents des liens de camaraderie et de solidarité. Lors de la première assemblée générale du 18 janvier 1974, sera voté le bureau constitué de Paul PALMIER président, Eloi VALLOIRE secrétaire, Georges FAVRE trésorier et Alphonse DAMEVIN.
En 1977 la clique recrute dans les villages environnants.
Photo Jeannot
Photo Fouette
En raison des travaux de rénovation de la Mairie, la revue de la Compagnie, le 15 août 1980, se fera devant la salle des fêtes de Bramans.
En 1982 et 1984 les effectifs sont de 22 sapeurs pompiers.
Le Lieutenant Paul PALMIER

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De 1988 à 2001

Le premier janvier 1988, atteint par la limite d'âge des 60 ans, le Lieutenant Paul PALMIER passe le commandement du Corps de Première Intervention de Bramans à l'Adjudant Marcel FAVRE (votre serviteur).
Le déroulement des différents travaux fournis par tous les sapeurs pompiers volontaires pour le renom du Corps de Première Intervention de Bramans ne sera pas traité ci-après. Je leur adresse tous mes remerciements pour le dévouement, les efforts ou les sacrifices (de temps et d'argent pour certains) qu'ils ont bien voulu consentir pour la collectivité. Cela n'a pas toujours été sans souci mais je peux dire aujourd'hui que je suis fier d'avoir été, pendant quatorze années, leur Chef de Corps.
En ce qui concerne la Compagnie deux grands projets me tenaient à coeur.
Tout d'abord il était devenu nécessaire de donner à cette Compagnie une tenue historique. En effet, lorsque le groupe a été réorganisé en 1951, les habits ont été copiés sur des modèles contemporains qui ne correspondaient pas vraiment à la période du Second Empire. Après diverses études et avis auprès de spécialistes, le programme de réfection de l'habillement, du matériel et du maniement des armes commença. Deux tambours Impérial furent achetés dès 1988. En 1991 les sapeurs et l'encadrement furent vêtus d'époque. Le groupe des fusils suivi en 1992 (avec un changement radical dans la façon de manier les armes) et la clique en 1994. On adjoint des baïonnettes aux fusils Chassepot qui furent rénovés (pour essai avec des balles à blanc) par l'intermédiaire du Sergent Patrick BOIS. La première salve d'honneur, que fit entendre la Compagnie au monument aux morts de l'église, laissera pour tous un souvenir impérissable.
La Compagnie en 1992
Une fois cette première tâche à peu près terminée, une seconde priorité refit surface. Nous possédions, dans un hangar désaffecté, une vieille pompe à bras poussièreuse à laquelle il manquait plusieurs pièces importantes préjudiciables à son fonctionnement. C'était la seule pompe qui nous restait des trois que possédaient le Corps vers 1870. Le spectacle de cet engin recouvert de toiles d'araignées et se dégradant lentement me rendait triste. L'occasion me fut donnée pour le Congrès Départemental de fin de siècle à Aix les Bains où il était prévu d'organiser un concours de pompes à bras. Les fonds nécessaires à l'achat du matériel étant trouvés, par l'intermédiaire du Conseil Municipal (qui a également financer l'ensemble des nouvelles tenues), tous les pompiers furent conviés à la rénovation de l'engin. Peinture, graissage, remise en état des cuivres existants et façonnage des bois prirent de longues heures de travail bénévole. Mais le plus gros morceau fut la réfection complète des pistons en bronze qui, sans l'aide du Sergent Patrick BOIS n'aurait, sans doute, jamais été réalisée à moindre coût. Il remit le système en fonction (aidé par le mécanicien du Corps) peut être mieux qu'auparavant (les tuyaux d'époque en cuir empruntés aux Centres de Secours de Modane et Saint Jean de Maurienne, ont beaucoup soufferts suite à la pression un peu trop importante). L'engin étant alors opérationnel, il ne nous restait plus qu'à procéder à plusieurs manoeuvres en réel, avec des porteurs de seaux en habit d'époque, pour être fins prêts en juin 2000 au Congrès. Nous y passâmes deux jours formidables ponctués, non seulement d'un superbe défilé le dimanche matin dans les rues d'Aix les Bains, mais également, d'une première place au concours de manoeuvre le samedi après-midi.
Le Congrès 2000
A tout cela il convient d'ajouter tout le travail "routinier" de l'Association. Les défilés, du 15 août (et quelquefois du 14 juillet) bien sur, mais aussi ceux à l'extérieur de la Commune ou du Département nécessitant de longues heures de préparation administratives et de répétitions. Par exemple: déplacements à Randens (1991), La Ferté Villeneuil (1993), St Jean de Bournay (1998); participation à la remise de la légion d'honneur à René GIRARD, cérémonies de la Sainte Barbe dans les Centres de Secours alentours, téléthon, centenaire de l'Amicale des SP de Modane (1994), Championnat d'Europe de bobs sur route, symposium d'astronomie, fête du Mont Cenis, congrès à St Michel de Mne (1996). Le Caporal Alain GAGNIERE (nommé Chef de Clique le 22 juillet 1988) a toujours réussi à motivé ses troupes quand il le fallait. Deux de ses représentants, Robert GAGNIERE et Albert PERRIN, également membres de la Clique Départementale des Sapeurs Pompiers, ont donnés un nouvel élan au groupe avec l'apport de nouveaux morceaux de musique. Les concours de foot inter Sapeurs Pompiers qui nous faisaient passer des après-midi agréables. Tournoi 1990. La confection et vente d'épinglettes s'est trés bien déroulée. Ajouter à cela la tournée annuelle des calendriers dont les habitants nous étaient grandement reconnaissants.
Tous ces travaux n'ont pu se faire que parce que nous formions une équipe dont je voudrais, ici, remercier les principaux acteurs : Paul PALMIER ancien Chef de Centre, Amédée FAVRE premier sapeur et trésorier de l'Amicale, Patrick BOIS mon adjoint en tant que sapeur pompier et le responsable du groupe des fusils, Alain GAGNIERE chef de clique, Albert PERRIN responsable de la section cor de chasse, René VALLOIRE qui s'occupe des clairons et qui a accompli un travail important dans la formation des nouvelles recrues, Jean François PALMIER représentant des tambours et secrétaire de l'Amicale, Roland GAGNIERE porte-drapeau.
L'Adjudant-Chef Marcel FAVRE

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Aujourd'hui

Lors de l'Assemblée générale d'avril 2001 j'ai décidé, après 14 ans de cette responsabilité, de ne pas me représenter au poste de Président de l'Association. Un nouveau bureau, formé de six membres, a été élu démocratiquement.
Ne faisant plus partie de l'Association je me suis désisté, cette chose allait de soi, de ma tache de "Commandant de Compagnie". Ce poste, qui n'était peut être pas (suivant les rumeurs entendues çà et là) si facile que cela, n'a pas trouvé de remplaçant immédiat. Le défilé du 15 août 2001 n'a donc pas eu lieu au grand dâme (je ne sais pas si l'ortographe est correcte) de tous ceux qui croyaient cela comme une chose acquise. A l'annonce de ma démission certains n'y ont jamais cru et se sont réveillés lorsqu'il était déja trop tard ce qui n'est pas, je le crois, une conduite de responsable. S'il est vrai qu'un "homme politique" doit se tenir, en cas de conflit associatif, "au-dessus du chapeau", il n'en demeure pas moins que, lorsque ce sont ses propres bras ou propres jambes qui s'entre-déchirent, ne pas en tenir compte c'est courir à sa perte innévitable.
J'ai également cessé mes fonctions de Chef de Centre sapeur pompier à compter du premier janvier 2002.
Cette année là un remplaçant pour le commandement des Pompiers d'Empire ait été trouvé. Il serait bien inconcevable, voire désastreux pour tous ceux qui s'y sont investi, que cette Compagnie prestigieuse s'arrête aujourd'hui et disparaisse dans un oubli total!! Depuis presque un siècle et demi (en octobre 2002 il y a eu 140 ans qu'elle a été formée) elle a vu passer plusieurs démissions, plusieurs guerres, beaucoup d'accros mais s'en est toujours remise. Malheureusement cet anniversaire des 140 ans d'existence n'a donné lieu à aucune fête ou commémoration joyeuses.Rien, c'est dommage et c'est un immense regret. D'ailleurs qui se soucie aujourd'hui du travail de nos ancêtres??
Cette année 2003 les Pompiers d'Empire ont participé à quelques manifestations : 15 août au village bien entendu et foire de Savoie en septembre à Chambéry. Plusieurs démissions sont intervenues et la clique (en particulier les cors de chasse et clairons) est peu nombreuse et ne peut soutenir un long défilé. Quel avenir pour cette musique où, la aussi, la motivation et le dévouement gratuit ne semble plus exister??
L'important c'est que cette Compagnie ne perde jamais son âme qui est basée sur le dévouement bénévole, sans calcul, sans attributions de privilèges et surtout, en respect pour l'uniforme porté, elle demande à chacun et chacune une conduite irréprochable, honnête et droite. Les brebis galeuses doivent, pour la perénnité du groupe, en être écartées.
Mais la majorité d'entre nous partage t'elle ces idéaux ? Je ne suis plus certain qu'aujourd'hui nous répondions, en notre âme et conscience, sans hésitation "oui" à cette question !!
Dommage.
Pour la première fois, depuis 2000, j'ai assisté, en cette année 2005, à la fête du 15 août et, bien sur, au défilé de la Compagnie. J'ai entendu les airs de fanfare que je n'ai pas oubliés. J'ai salué la salve d'honneur des fusillers. J'ai regardé les nouveaux éléments de la clique, des jeunes qui, je crois, portent en eux la passion du dévouement. J'ai vu un beau défilé comme je les aime. Cela a été dur, je suis devenu trop sentimental!

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